5 conseils pour rendre son habitation accessible

Pour les seniors ou les personnes en situation de handicap, se déplacer chez soi peut devenir un véritable parcours du combattant. La perte d’autonomie ou de mobilité s’accompagne d’obstacles concrets, qu’il s’agisse de passer les portes ou de monter les escaliers. Si la loi impose des normes d’accessibilité renforcées aux constructions neuves, le vieux bâti est bien souvent à la traîne. Alors comment faciliter l’accès à son habitation ? Découvrez cinq conseils pratiques pour améliorer votre quotidien et celui de vos proches…

Rendre son habitation accessible dès l’entrée

Un battant de porte trop lourd, une allée trop pentue, et les abords du logement deviennent infranchissables pour une personne à mobilité réduite (PMR). La priorité est avant tout de sécuriser l’accès à la porte d’entrée, en débarrassant tout obstacle ou meuble susceptibles d’obstruer le passage. La poignée de la porte peut ensuite être remplacée par une barre de poussée ou un levier de traction. Il existe également des systèmes d’ouverture ergonomiques, sous forme de portes automatiques ou coulissantes.

L’accessibilité concerne tout autant le chemin menant à votre logement. En cas de dénivelé supérieur ou égal à 5 %, installez des paliers de repos tous les 10 m environ. Adaptez les dimensions du cheminement à l’usage d’un fauteuil roulant ou d’un déambulateur, en prévoyant une largeur d’au moins 120 cm. Vous pouvez par ailleurs aménager une rampe d’accès au revêtement antidérapant.

Faciliter les déplacements à l’intérieur du logement

Chez les seniors, les escaliers sont source de nombreuses chutes aux conséquences potentiellement dramatiques. Pour éloigner le danger, il suffit parfois de remédier aux zones d’ombre dans la cage d’escalier en répartissant des sources de lumière homogènes. Si toutefois gravir les marches devient impossible, des travaux d’accessibilité s’imposent. Vous pouvez faire le choix d’un monte-escaliers afin d’accéder aux étages en toute sécurité. Construit sur mesure, le monte-escaliers électrique s’adapte aussi bien aux escaliers droits que tournants. Son coût dépend des caractéristiques du logis, mais il reste une solution plus abordable qu’un mini-ascenseur.

Monte escalier électrique de chez Handicare

L’accessibilité aux pièces de vie est un autre point de vigilance. La taille standard d’une porte est insuffisante pour laisser passer une personne en fauteuil roulant. Il faut donc prévoir une dimension d’au moins 90 cm, mais aussi un espace de rotation de 150 cm de diamètre permettant au fauteuil de faire demi-tour. Pour ouvrir la porte sans difficulté, certaines poignées se dotent même de ventouses ou de capteurs.

Repenser l’accessibilité de sa salle de bain

La salle d’eau est un des espaces les plus contraignants pour les personnes à mobilité réduite. Du sol glissant de la douche au lavabo inaccessible en fauteuil, de nombreux éléments nécessitent quelques aménagements.

  • Dans la douche, la sécurité passe d’abord par un revêtement antidérapant. Vous pouvez y joindre une barre d’appui, ainsi qu’un siège nomade où se reposer en cas de fatigue. Si l’espace s’y prête, installez une paroi à ouverture totale afin de faciliter l’entrée et la sortie.
  • Pour les amateurs de bains chauds, rien de tel qu’une baignoire à porte. Certains modèles intègrent un siège rabattable.
  • Le lavabo avec plan rabaissé est idéal pour les personnes en fauteuil roulant. Il peut s’agrémenter d’un robinet à infrarouge.
  • Comme dans la douche, vous pouvez disposer des barres d’appui de chaque côté de la cuvette des toilettes.

Comment rendre sa cuisine plus accessible ?

Dans la cuisine, une formule magique : les meubles ergonomiques. Plan de travail comme placards de rangement à hauteur variable s’abaissent manuellement ou à l’aide d’une télécommande. Plus économiques, certains meubles se déclinent également en modèles escamotables. Quant à vos appareils électroménagers, positionnez-les légèrement en hauteur afin qu’une personne assise puisse s’en servir sans se pencher.

Au sol, mieux vaut éviter le parquet vitrifié ou le lino pour prévenir tout risque de glissade. Privilégiez un revêtement antidérapant, aussi sécurisant que simple à nettoyer. Remisez également les tapis au grenier, sous peine qu’une personne âgée ou une femme enceinte ne s’y prennent les pieds.

Solliciter des aides pour vos travaux d’accessibilité

Rendre votre habitation plus accessible est essentiel pour vous soulager au quotidien, mais ces travaux représentent parfois un gros investissement. Avant tout chantier, n’hésitez pas à demander conseil à des associations d’aide aux personnes en situation de handicap. La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est également dédiée à l’accompagnement et au conseil.

Vous pouvez par ailleurs bénéficier d’un coup de pouce financier auprès de nombreux organismes publics.

  • L’ANAH (Agence nationale de l’habitat) subventionne les travaux d’accessibilité, comme l’élargissement des portes ou l’installation d’une douche de plain-pied. L’aide Habiter Facile peut prendre en charge 30 à 50 % des frais occasionnés.
  • La Caisse de Retraite dispense des aides pour les travaux d’adaptation du logement, à hauteur de 3500 €.
  • La prestation de compensation du handicap (PCH) est versée pour financer les travaux liés à la perte d’autonomie. Elle varie entre 50 et 100 % du coût des travaux.

Que leur situation soit permanente ou temporaire, les personnes à mobilité réduite sont confrontées à des difficultés quotidiennes pour se déplacer. À l’entrée, dans les escaliers ou dans la salle de bain, il existe des solutions concrètes pour améliorer l’accessibilité de votre habitation. Alors renseignez-vous dès maintenant sur les aides à votre disposition.

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