Assurance habitation : un marché en plein boom au profit de qui ?

Malgré la pandémie et les contraintes qui en découlent, le marché de l’assurance habitation maintient son fort potentiel. Une étude réalisée par le cabinet Facts and Figures confirme une tendance à la hausse de 1,5 à 2 % pour 2021. Gros plan sur l’assurance habitation qui représente près de 15 % du budget dédié au logement.

À qui s’adresse l’assurance habitation ?

La souscription d’une assurance habitation est une obligation pour les locataires de logements vides non meublés, dont les étudiants. Le minimum légal doit pouvoir dédommager les tierces personnes victimes d’un sinistre qui surviendrait au domicile du titulaire du contrat. Bien évidemment, l’attestation d’assurance habitation sera remise au bailleur au moment de la conclusion du contrat de location.

Notez que l’assurance habitation ne s’impose pas dans le cadre d’une location saisonnière. Néanmoins, le propriétaire peut obliger subtilement le locataire à y adhérer en incluant certaines clauses au contrat de location. De même, l’assurance habitation n’est pas obligatoire pour un logement de fonction.

L’employeur décide de lui-même de souscrire une non une assurance afin de se prémunir des risques. De son côté, le locataire peut également souscrire une assurance habitation qui prendrait en charge ces dommages.

Assurance habitation : pourquoi comparer les offres ?

La loi Alur (loi n°2014-366 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové) stipule que tout propriétaire dont le logement se trouve en copropriété est tenu d’assurer son logement, toujours en tenant compte du minimum légal qu’incombe la garantie responsabilité civile. Par contre, cette obligation ne s’applique pas au propriétaire d’une maison. Aussi, les éventuels dégâts causés aux voisins seront à sa charge. La souscription d’une assurance habitation est fortement recommandée.

Si vous voulez réduire les dépenses liées à l’assurance habitation, une astuce simple consiste à comparer les tarifs. Cela permet d’anticiper les évolutions du marché et de réaliser des économies rapidement. Il convient donc de comparer les offres d’assurance habitation en fonction du logement et du budget dédié. Ne vous inquiétez pas, les comparateurs en ligne se chargent de vous trouver les meilleures garanties au meilleur prix.

Il faut déjà savoir que le tarif de l’assurance habitation est déterminé en fonction de l’indice de la Fédération générale du bâtiment. Plusieurs paramètres sont pris en compte : la superficie du logement, le nombre de pièces, la situation géographique ainsi que la valeur des biens meubles. La sinistralité d’une région figure également parmi les facteurs qui impactent sur le coût de l’assurance habitation. Prenons l’exemple de la Côte d’Azur. Les tarifs appliqués sont généralement élevés, car le nombre de cambriolages est nettement plus important par rapport à d’autres régions.

Assurance habitation : que couvre-t-elle ?

Comme son nom l’indique, l’assurance habitation couvre le logement ainsi que l’assuré en cas de sinistre. Mais l’étendue de la couverture ne s’arrête pas là puisqu’elle inclut aussi les tiers (les voisins) et leur domicile. Vous l’aurez compris, l’assurance habitation couvre les dégâts importants qui nécessitent un certain budget. Cela peut-être les dommages causés à autrui à la suite d’un dégât des eaux par exemple. Toutefois, la couverture vise l’indemnisation des biens mobiliers et immobiliers endommagés et non la réparation de l’origine du dégât des eaux.

L’assurance habitation couvre aussi les dégâts causés par un incendie (conflagration, embrasement ou simple combustion). La garantie est surtout requise en cas de dégâts (explosion, foudre, feu, implosion…) engendrés par les agents des services publics.

Attention, un incendie provoqué par un barbecue non surveillé, une cigarette mal éteinte ou un court-circuit n’est pas systématiquement pris en charge par l’assurance. De ce fait, pensez à souscrire une extension de garantie.

En outre, l’assurance habitation couvre les catastrophes naturelles reconnues comme telles (confère les articles L. 125-1 à L.125-6 du Code des Assurances). Il en de même pour les dégâts causés par les tempêtes (vents de plus de 100km/h). Notez que la tempête ne peut être considérée comme une catastrophe naturelle. Et pour la bonne nouvelle, sachez que la plupart des assureurs ont prévu la couverture grêle-neige.

Certaines garanties couvrent aussi les bris de glaces, de vitrages, de vitres de marbres et éventuellement des capteurs solaires et des appareils sanitaires. Si nécessaire, vous pouvez convenir avec l’assureur des garanties qui prennent en charge les frais consécutifs suite à un sinistre. Il s’agit entre autres des dépenses liées au relogement et à l’achat des premières nécessités.

Assurance habitation : quelles sont les villes les plus chères ?

Lorsqu’on évoque l’assurance habitation, on s’interroge systématiquement sur les villes les plus chères en termes de budget logement. Ainsi, Paris reste à la première place de ce classement. À titre de référence, le budget logement d’un étudiant dans la capitale équivaut à 986 euros par mois. À Nice, les dépenses liées au loyer et à l’assurance habitation atteignent 719 euros par mois. Bordeaux caracole en troisième position dans le classement des villes les plus chères avec 657 euros par mois dépensés en loyer et en assurance habitation (pour un étudiant).

À titre de référence, voici le top 5 des villes les plus chères en termes de loyer et d’assurance habitation pour les étudiants :

  • Paris : 986 euros,
  • Nice : 719 euros,
  • Bordeaux : 657 euros,
  • Lyon : 656 euros,
  • Aix-en-Provence : 649 euros.

Pour rappel, l’assurance habitation représente 15 % du budget dédié au logement. Et contre toute attente, il s’avère que les petites surfaces sont plus chères à assurer. Donc, si vous souhaitez réaliser quelques économies, préférez les locations meublées. Vous bénéficierez ainsi d’une réduction sur le coût de l’assurance habitation. Sachez en effet que l’assurance habitation d’un logement étudiant meublé équivaut à 105 euros contre 113 euros pour un studio ou appartement non meublé.

Quel contrat d’assurance habitation choisir ?

Comme son nom l’indique, l’assurance risques locatifs est tout indiquée aux locataires. La garantie minimale couvre les dommages en cas de dégâts des eaux, d’incendie voire d’explosion. Toutefois, cette assurance ne dédommage pas les biens du locataire en cas de sinistre et encore moins ceux des voisins.

Autrement, vous pouvez souscrire une assurance recours des voisins et des tiers qu’il s’avère judicieux de coupler avec une garantie risques locatifs. Vous bénéficierez ainsi d’une plus large couverture en cas de dégâts.

L’assurance multirisque habitation protège le logement de l’assuré contre les risques. Les spécificités de ce contrat résident dans la pluralité des garanties. Ces dernières sont en effet définies en fonction des besoins de l’assuré. Quoi qu’il en soit, l’assurance multirisque habitation couvre en cas de dégâts des eaux, d’incendies, d’explosion, de catastrophes naturelles voire d’attentats.

Sachez que les biens meubles et les objets de valeur ainsi que les appareils électroménagers seront dédommagés en cas de sinistre. Plus encore, vous pouvez ajouter plusieurs options de garanties : responsabilité civile vie privée, vol ou protection juridique. Il convient néanmoins de souligner que les dommages provoqués intentionnellement à une tierce personne ne sont pas couverts par la garantie multirisque habitation.

Comment se déroule le processus d’indemnisation ?

Pour en savoir davantage sur l’indemnité due par l’assureur, référez-vous à l’article L. 121-1 du Code des assurances. En gros, l’assureur tiendra compte de la valeur du bien assuré au moment de l’indemnisation. L’assuré doit pouvoir reprendre rapidement le cours de son existence après la survenue du sinistre.

En outre, chaque garantie est associée à une franchise d’assurance habitation légale (pour les catastrophes naturelles) ou contractuelle. Le montant de la franchise équivaut à celui des dommages à la charge de l’assuré. Ce dernier pourra toutefois convenir d’une franchise nulle, mais il devra s’attendre à une augmentation du tarif de la prime d’assurance habitation.

Sachez aussi qu’il existe deux procédés de remboursement. Il est absolu lorsque le montant de l’indemnisation équivaut à la différence entre le coût de réparation et celui de la franchise. Autrement, il s’agit d’un remboursement relatif. De ce fait, l’indemnisation est égale à la somme des coûts de réparation, sans prise en compte du montant de la franchise.

Gel des prix par les assureurs : bonne ou mauvaise nouvelle ?

Face à la tendance à la hausse du marché de l’assurance habitation, certains acteurs envisagent le gel des tarifs pour l’année 2021. Cette initiative résulte des nouvelles habitudes comme le télétravail qui engendre une baisse de la sinistralité (cambriolage, incendie…). Pour rappel, le premier confinement a permis d’économiser environ 300 millions d’euros. Donc, si le télétravail perdure, les assureurs pourront stabiliser les tarifs.

D’un autre côté, les assureurs ne sont pas sans savoir les dégâts et les lourdes dépenses engendrées par le réchauffement climatique. Ainsi, les indemnisations liées aux catastrophes naturelles s’élevaient à 850 millions d’euros entre 2010 et 2015 jusqu’à atteindre les 1,6 milliard d’euros entre 2016 et 2019. Ces paramètres peuvent ainsi inciter certains assureurs à augmenter leurs tarifs.

Est-il possible de résilier une assurance habitation en cours d’année ?

Pour éviter les mauvaises surprises, il est conseillé de déclarer les moindres modifications de la situation du logement auprès de l’assureur. Il peut s’agir de l’ajout d’une nouvelle chambre, de l’achat d’un objet de grande valeur. Pensez aussi à prévenir votre assureur en cas de divorce ou de changement de logement. En parlant de déménagement, la déclaration doit être envoyée dans les 15 jours après la date à laquelle vous avez quitté votre ancienne habitation. Il incombe à l’assuré de résilier ou non son contrat.

Quel que soit le motif, l’assuré a la possibilité de résilier son contrat au-delà de la première année (loi Hamon). Pour ce faire, il est nécessaire de transmettre sa demande de résiliation par lettre recommandée.

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