Le ravalement de façade est une opération complexe, coûteuse, mais nécessaire (et obligatoire). Imposés au propriétaire tous les 10 ans, ces travaux sont souvent complétés par une isolation thermique par l’extérieur afin d’apporter plus de confort à la maison et réduire les frais liés aux surconsommations énergétiques.
En effet, une façade en mauvais état coûte cher (infiltrations, déperditions de chaleur, fissures) en plus d’être inesthétique. Le prix des travaux sera donc finalement rattrapé par les économies engendrées par une façade en bon état.

Pourquoi faire un ravalement de façade ?
On procède à un ravalement de façade pour deux raisons :
- Parce que c’est réglementé (obligatoire tous les 10 ans)
- Parce que c’est nécessaire

Le ravalement de façade a en effet plusieurs raisons d’être :
- On l’opère en guise d’entretien, afin de protéger l’immeuble des dégradations du temps et de le conserver dans un bon état
- Le ravalement de façade est aussi exigé par la loi pour des raisons esthétiques, en vue d’améliorer le cadre de vie des habitants et l’attractivité de la ville.
- Cette opération permet aussi de protéger les infrastructures d’éventuels chutes d’éléments provenant d’un immeuble endommagé.
- Il s’agit aussi d’un moyen pour valoriser un bien avant de le vendre

Quand faut-il faire un ravalement de façade ?
En France, les autorités publiques imposent aux particuliers d‘entretenir leurs façades à intervalles réguliers et les maintenir en bon état.
Deux cas peuvent se présenter :
- Si la façade de votre maison est restée en bon état, il faut observer les obligations légales concernant la fréquence de ravalement de façade, laquelle peut varier d’une commune à une autre. Mais en règle générale, les propriétaires doivent ravaler la façade de leur maison tous les dix ans, depuis le 1er janvier 2017. Des travaux d’isolation thermique doivent être effectués pendant le processus.
- Si la façade est déjà en mauvais état, vous devez procéder par un ravalement en guise d’entretien.
Quelles sont les principales causes/signes de dégradation d’une façade ?
La façade vieillit naturellement sous l’effet de la pluie, le soleil, les UV et la pollution. Ce processus est d’autant plus accéléré par l’utilisation de matériaux de mauvaise qualité et un manque d’entretien.
Voici les signes qui annoncent la dégradation d’une façade avec leurs origines respectives :
- La dégradation des joints,
- Une pollution importante (parfois due à la proximité de cheminées, ou à la proximité d’un axe routier circulant), laquelle va noircir prématurément la façade,
- Des fissures dans le crépi ou l’enduit, dues à une pose incorrecte de l’enduit d’origine ;
- Un décollement du crépi ou de l’enduit, dû à une humidité stagnante par exemple ;
- Une efflorescence (remontée des minéraux par capillarité) qui peut être due à une humidité excessive ou un défaut d’étanchéité.
Les avantages d’un ravalement de façade
Le ravalement d’une façade est certes contraignant à cause des travaux, mais les atouts qu’il offre ne sont pas négligeables, notamment :
- L’amélioration de l’apparence de votre maison ou de votre immeuble, ce qui lui offre une plus-value dans le cas d’une revente ;
- Une nouvelle apparence pour votre façade, dans la limite des contraintes d’autorisation. C’est en effet l’occasion de changer la couleur du crépi, d’un enduit spécifique ou d’une peinture ;
- L’amélioration des performances thermiques de votre logement, puisque les travaux de ravalement doivent être accompagnés de travaux d’isolation extérieure depuis janvier 2017.

Nos partenaires sont des professionnels RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), ce qui vous permet d’être qualifié à certaines aides financières.
Réglementations à connaître pour le ravalement de façade
Obligations pour le propriétaire : fréquence et délai
Comme l’on a déjà souligné précédemment, tout propriétaire d’une résidence (maison, résidence à étage, bureau) a l’obligation de maintenir la façade de son bien en bon état (Cf site du Service Public).
La périodicité du ravalement est de 10 ans à Paris et dans certaines communes. Cette obligation est parfois accompagnée d’un arrêté municipal imposé par certaines communes précisant le délai de réalisation des travaux.

Permis de construire ou déclaration des travaux ?
Pour tout projet de ravalement de façade, vous devez faire une déclaration préalable de travaux auprès de votre Mairie (se référer au document Cerfa n° 13703 dans le cas d’un logement individuel ou Cerfa n° 13404 pour les habitations collectives).
Les obligations sont cependant différentes pour deux cas :
- Pour un bâtiment classé, l’autorisation administrative du Préfet de région suffit, et il n’est pas nécessaire de demander un permis de construire.
- Pour un bâtiment inscrit aux monuments historique, un permis de construire sera requis.
Les autres réglementations à connaître
En plus des questions de délais et de paperasse, le ravalement et la rénovation de façade sont soumis à plusieurs réglementations. Pour connaître les règles applicables au ravalement de façade, consultez le Code de la Construction et de l’Habitation (articles L.132-1 à L.132-5).
Réglementations liées à l’utilisation d’échafaudage
Vous devez faire une demande d’autorisation d’occupation temporaire auprès de votre mairie si vous utilisez un (ou plusieurs) échafaudage susceptible de piétiner les voies publiques ;
Réglementations liées aux revêtements et couleurs à choisir
Pour connaître les revêtements à choisir, en particulier les coloris, vous devez consulter au préalable le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de votre mairie. Pour être certain de ne pas vous tromper de choix (finition, revêtement et couleur, etc.), consultez le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement (CAUE) de votre région avant les travaux.

Réglementations par rapport à la situation géographique
Si vous vous trouvez dans le secteur d’un bâtiment classé ou inscrit aux monuments historiques, alors vous êtes soumis à une autorisation d’urbanisme. Selon le site service-public.fr : « Les travaux sur un immeuble situé près d’un monument classé ou inscrit, dits travaux aux abords d’un monument historique, sont soumis à une autorisation d’urbanisme, dans certains cas. ».
Si l’on vous informe que votre maison se trouve dans un périmètre protégé, vous devrez contacter le Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine (STAP) de votre région afin de prendre rendez-vous avec un architecte des Bâtiments de France. Vous pourrez ainsi préparer votre projet de ravalement avec lui et éviter de commettre des erreurs.
Les étapes d’un ravalement de façade : comment procéder ?
Un ravalement de façade est un long processus qui peut être décortiqué en 5 étapes : diagnostic – préparation – nettoyage – traitement – protection.
1ère étape : le diagnostic
La première étape à franchir est de contacter un professionnel pour faire un diagnostic de votre façade. Ceci a pour objectif de :
- évaluer l’état de la façade : présence de mousses, fissures, dégradation des joints, problèmes d’infiltrations, etc.
- identifier les problèmes et les solutions : simple ravalement de façade ou rénovation, faire un traitement d’infiltration, réparer les fissures, etc.
Un devis détaillé sera établi suite à ce diagnostic. Les travaux à effectuer, les revêtements à choisir et les travaux d’isolation par l’extérieur (ITE) seront précisés dans le devis.
2ème étape : préparation du chantier
Cette phase comprend :
- La déclaration préalable des travaux et les autres démarches administratives afférentes. C’est à ce moment qu’il faut aussi prendre contact avec le Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine si vous vous trouvez dans un périmètre protégé. Un architecte des Bâtiments de France sera alors en charge de votre dossier et vous donnera des conseils afin d’éviter un refus.
- La pose des échafaudages et des diverses protections nécessaires aux ouvriers, ainsi que la préparation des outils et des matériaux de traitement de la façade. Cette phase inclut aussi les travaux de dégagement de la façade (tailler les végétaux qui peuvent gêner l’accès, protéger les éclairages et les huisseries, etc.).

N’oubliez pas qu’une autorisation de la mairie est nécessaire si l’échafaudage s’empiète sur la voirie. L’artisan en charge des travaux inclut normalement le coût de l’échafaudage et la taxe d’occupation de la voirie dans son devis.
3ème étape : nettoyage de la façade
La façade doit être nettoyée pour recevoir le traitement choisi. Le nettoyage peut s’opérer de plusieurs manières selon l’état et le type de votre façade : nettoyage à haute pression, sablage, ponçage, nettoyage chimique, etc.

4ème étape : rénovation et protection de la façade
1. Réparer et traiter la façade abîmée
Une fois la façade bien préparée, la rénovation peut débuter. Dans certains cas, il sera nécessaire de reboucher les éventuelles fissures et traiter les joints abîmés avant de passer à l’étape suivante.
2. Travaux d’isolation
Les travaux d’isolation extérieure qui accompagnent un ravalement de façade sont également compris dans cette rubrique.
3. Protéger la façade et poser un enduit de finition
La dernière étape consiste à protéger la façade afin de maintenir celle-ci en bon état pour au moins 10 ans, jusqu’à la rénovation suivante. Il s’agit d’appliquer un traitement, un enduit, un bardage ou encore des pierres de parement.
Revêtements de façade : quels sont les choix possibles ?
En l’absence d’un PLU contraignant ou d’une obligation à recourir aux Bâtiments de France, vous disposez d’un large choix de matériaux pour habiller votre façade : enduit, crépi, bardage en bois, en PVC, métallique, et plaques de parement, etc.
1. L’enduit ou le crépi
La majorité des constructions neuves et leurs murs de clôture sont recouverts d’un crépi classique ou d’un enduit. Celui-ci peut être écrasé, projeté, taloché ou encore gratté. Il protège la façade de l’humidité et procure à l’habitation une bonne isolation thermo-phonique. Il peut aussi être recouvert d’une couche de peinture pour un rendu plus esthétique.

Critères de choix
Le choix d’un enduit se repose sur 3 critères :
- L’épaisseur,
- L’opacité,
- Le degré de protection
Ils sont classés de D1 à D3, à choisir en fonction de l’existant (le type de mur) et de l’effet ou la finition recherchée.
- Les revêtements de classe D1 : à utiliser sur des murs en briques apparentes ou en pierres. Ils ont un forte imperméabilité, permettant de bloquer les risques d’infiltration.
- Les revêtements de classe D2 : ce sont surtout des peintures peu épaisses, idéales pour une finition esthétique.
- Les revêtements de classe D3 : ce sont des produits semi-épais ou épais qui peuvent changer l’aspect d’un mur (exemple : crépi, béton léger, etc.).
Avantages
L’avantage du crépi est sa facilité d’entretien, couplée à une bonne durée de vie s’il est correctement appliqué. Les enduits actuels permettent également plus d’originalité que 10 ans auparavant. Une vaste palette de couleurs est disponible, et la performance des pigments leur permet de mieux résister aux UV et aux intempéries.
Attention, le ravalement d’une façade en crépi doit avoir lieu au minimum un mois après la fin du chantier de maçonnerie, hors période de grande chaleur ou de gel, afin d’éviter des fissures ou un décollement du revêtement.
Prix d’un crépi
Finition non écrasée | Finition écrasée | |
Crépi taloché | 45 à 55 € le m² | 55 à 75 € le m² |
Crépi projeté | 20 à 40 € le m² | 25 à 45 € le m² |
2. Le bardage en bois
Le bardage convient aussi bien à une maison à ossature bois qu’une maison traditionnelle. Il permet de redonner une seconde jeunesse à une façade abîmée, tout en améliorant l’isolation thermo-phonique du logement.
Les bois peuvent être du bois massif, du bois composite ou contrecollé, et sont vendus en lames (clins) ou en panneaux, bruts, de sciage ou rabotés.
Prix du bardage en bois
Concernant le tarif de pose, vous pouvez partir sur une moyenne de 20 à 45 €/m², avec un tarif dégressif selon la surface :
Type de bois | Prix au m² |
Epicéa | 15 à 50 €/m² |
Douglas | 15 à 55 €/m² |
Pin Sylvestre | 10 à 45 €/m² |
Mélèze | 15 à 55 €/m² |
Cèdre rouge | 40 à 95 €/m² |
Shou Sugi Ban (bois brûlé) | 10 à 65 €/m² |
Composite | 25 à 85 €/m² |
Pose du bardage bois
Le bardage bois se pose sur des tasseaux ou des barres en métal fixées sur les murs de l’habitation.
Une lame d’air de 6 mm environ doit être présente entre le mur et le bardage, quel que soit le type de bois sélectionné.
Essences de bois compatibles
- L’épicéa : il résiste très bien à la pourriture et aux insectes. Il possède de nombreux nœuds, souvent irréguliers, et sa couleur tire sur le vert et le miel. Il grise et noircit dans le temps
- Le douglas : imputrescible, il résiste aux champignons et aux insectes. Sa belle couleur rouge a tendance à noircir au fil du temps. Si vous souhaitez conserver sa teinte d’origine, utilisez régulièrement un saturateur
- Le pin sylvestre : il est imputrescible, de couleur presque rose, avec des nœuds assez durs. En l’absence de peinture, il devient gris ou noir. Une protection contre les mousses et les moisissures est recommandée afin d’augmenter la longévité du pin naturel. Pour des lames colorées, la peinture acrylique opaque représente le meilleur choix
- Le mélèze : avec une couleur allant du blond au brun, ce bois dur reste sensible aux déformations. Il grisaille assez facilement, une huile permet de le protéger contre les moisissures
- Le cèdre rouge : ce bois haut de gamme se patine et tire sur l’argenté. Il est possible de lui laisser sa couleur naturelle
- Le bois brûlé : Cette technique venant du Japon possède de nombreux avantages. Sa couleur tire sur le noir avec des reflets gris ou bleu. Elle est figée et ne change pas d’apparence. Le bois calciné est imputrescible, il protège contre le feu et résiste aux insectes. Sa durée de vie est d’au moins 80 ans
- Le bois composite : ce matériau permet d’obtenir l’aspect du bois mais sans changement de teinte ou présence d’échardes. Son entretien est très simple et vous avez la possibilité de choisir parmi de nombreux coloris.
3. Le bardage PVC
Le PVC est la solution la plus économique pour votre bardage et sa pose est relativement aisée. Ce matériau offre par ailleurs de multiples couleurs et finitions, afin de donner un aspect tendance à votre façade. Solide, durable et parfaitement étanche, il résiste à la pourriture et à la corrosion, ce qui l’empêche de se détériorer, même exposé aux intempéries. Au niveau de l’entretien, les lames en PVC se nettoient facilement avec une éponge et de l’eau.
Par ailleurs, le PVC vous offre l’avantage de pouvoir assortir toutes vos huisseries et fermetures (portail, porte de garage, clôture, fenêtres…) avec votre bardage, afin d’harmoniser votre extérieur.
4. Le bardage métallique
Ce type de bardage est de plus en plus utilisé pour les constructions car il possède de grandes qualités techniques, en particulier au niveau de l’isolation des bâtiments. Différents bardages métalliques existent sur le marché :
- le bardage rapporté : il recouvre une structure existante (murs en briques ou en parpaings par exemple). Sa fonction est principalement esthétique car il habille une façade sans forcément renforcer l’isolation thermique. Il se présente généralement sous forme de lames ou de plaques
- le bardage double peau : il est constitué de deux parois verticales. Un isolant thermique est inséré entre elles, ce qui permet d’améliorer les performances énergétiques du logement
- le bardage en panneaux-sandwich : c’est l’assemblage le plus performant. Il assure une excellente isolation thermique et phonique
En règle générale, un bardage métallique coûte environ 100 € le m². Il est donc plus coûteux qu’un bardage en bois, à considérer dans le chiffrage de vos travaux.
5. Les plaquettes de parement
Cette solution permet d’obtenir un résultat plus traditionnel et rustique, en utilisant des matériaux naturels très isolants (au niveau thermique et phonique).
Différents formats sont disponibles, avec ou sans joints :
- la pierre naturelle : elle permet de retrouver les couleurs des maisons anciennes et habille avec élégance une nouvelle construction ou une maison rénovée
- le béton : imitation de la pierre naturelle. Ces plaquettes sont résistantes et se déclinent dans de nombreux styles
- la terre cuite : ces briques préassemblées imitent les briques classiques
- le quartz : les plaquettes en quartz sont plus fines, légères, et peuvent être peintes
Afin de personnaliser votre façade, vous pouvez imaginer une partie avec un bardage en bois et une autre avec des plaquettes de parement, dans des tons coordonnés.
Combien coûte un ravalement de façade ?
Prix global d’un ravalement de façade
Les frais de ravalement sont pris en charge par le propriétaire. Pour évaluer le coût global du ravalement de façade, il faut prendre en compte les éléments suivants :
- L’état de la façade,
- La surface à traiter,
- Les contraintes liées à l’accessibilité pour l’installation des échafaudages,
- Le type de support de la façade (pierre, béton, briques, etc.)
- La qualité du revêtement,
- Le type de travaux (nettoyage, isolation, enduit, etc.)
Le coût global d’un ravalement de façade se situe entre 40 euros/m² et 130 euros/m².
Prix selon le revêtement choisi
Type de revêtement | Prix du ravalement* | Avantages |
Peinture | 25 à 160 € les 10 litres | Prix, large choix de couleurs |
Enduit | 4 à 20 € le m² | Prix et pose |
Bardage bois | 10 à 100 € le m² | Bon isolant |
Bardage PVC | 10 à 65 € le m² | Bon rapport qualité-prix |
Bardage métallique | 50 à 200 € le m² | Très solide et bon isolant |
Plaques de parement | 8 à 90 € le m² | Esthétique |
*Ces tarifs sont estimés sur la base des moyennes constatées sur le marché. Ils comprennent le coût du bardage et sa pose, mais pas l’isolation extérieure.
Prix par étape et par type
Types de travaux | Prix ravalement au m² |
Opération de décapage/nettoyage | 20 à 35 euros/m² |
Traitement anti-mousse et champignons | 5 à 8 euros/m² |
Finition peinture | 20 à 35 euros/m² |
Finition lasure | 17 à 30 euro/m² |
Projection enduit de façade | 30 à 60 euros/m² |
Pose crépi projeté | 20 à 50 euros/m² |
Pose crépi taloché | 55 à 75 euros/m² |
Pose peinture façade | 25 à 50 euros/m² |
Pose isolation partielle | 25 à 30 euros/m² |
Pose isolation totale | 85 à 120 euros/m² |
Imperméabilisation façade (en mauvais état) | 40 à 95 euros/m² |
Imperméabilisation façade (en bon état) | 30 à 50 euros/m² |
Coûts annexes
Il vaut mieux prévoir un coût de 1400 à 2000 euros pour les besoins d’un échafaudage (coût pour un bâtiment de 3 étages maximum) et éventuellement le prix de la taxe locale d’occupation de voirie.
Les aides financières pour isolation extérieure
Si l’isolation est nécessaire pour mettre votre logement aux normes, vous pouvez profiter d’un ravalement de façade pour demander une ITE (Isolation Thermique par l’Extérieur). Ceci permet d’ailleurs un gain de temps et d’argent tout en facilitant les démarches (quitte à faire une demande d’autorisation de travaux, autant tout faire !).
Pour cette opération qui vise à l’amélioration de la performance thermique, vous pourrez bénéficier d’aides financières à condition de passer par un professionnel RGE. Crédit d’impôt, Eco-prêt à taux zéro peuvent vous être accordés si vous êtes propriétaire et que les travaux concernent votre résidence principale.
Attention ! Certains critères sont nécessaires pour obtenir un crédit d’impôt par exemple. C’est le cas de la performance de l’isolant qui doit être supérieure ou égale à 3,7 m².K/W.
Pour les personnes ayant des revenus faibles, ils peuvent s’adresser à l’Anah (Agence Nationale de l’Habitat) pour obtenir certaines aides, sous conditions de revenus.

Notre conseil : faites votre demande d’aides, devis en main, avant le commencement des travaux afin d’être sûr d’être éligible et de connaitre le montant de l’aide.
Bon à savoir : Pensez aussi à vous renseigner auprès de votre collectivité locale. Elle peut vous octroyer une aide supplémentaire si votre maison se trouve sur le secteur d’une OPAH (Opérations Programmées pour l’Amélioration de l’Habitat).
Pour en savoir plus, consultez le site : http://www.anah.fr/decideurs-publics/les-operations-programmees/trouver-une-operation-programmee/
Qui contacter et pourquoi passer par un professionnel ?
Le façadier est spécialisé dans ce type de travaux et connait parfaitement les produits à utiliser. Sachez qu’en passant par un artisan qualifié pour la fourniture des matériaux et le travail de ravalement, vous bénéficierez d’une TVA intermédiaire de 10 % au lieu de 20 %.
D’autre part, si vous faites une isolation thermique par l’extérieur, en même temps que le ravalement, c’est alors la TVA réduite qui s’appliquera et le taux baisse encore à 5,5 %.

N’oubliez pas que si vous faites faire l’isolation par l’extérieur, vous devrez obligatoirement passer par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
L’avantage tient aussi à la bonne connaissance de la législation pour ce professionnel qui sait quelles démarches vous devez entreprendre pour vos travaux. Il connait quels sont les produits les mieux adaptés à votre type de mur et saura procéder rapidement au diagnostic.
Le tarif horaire pour la main d’œuvre varie selon les entreprises, et vous devrez compter entre 35 et 50 euros HT de l’heure.